Cronacher Ausschuß Compagnie

Kronach, qui en 2003 a pu fêter ses 1000 ans d’histoire, faisait partie du siège de la prince-évêché de Bamberg, et ce jusqu’en 1803, année où la ville fut annexée avec cette évêché par le Royaume de Bavière. Grâce à sa solide fortification  – aujourd’hui encore l’ensemble du mur d’enceinte est conservé  comprenant une porte de ville, quatre tours et plusieurs bastions – ainsi qu’à l’imposante forteresse Rosenberg, Kronach représentait un très important bastion de cette principauté ecclésiastique, alors que la ville résidence Bamberg n’était elle-même pas fortifiée.

Comme les troupes du prince-évêque ne se constituaient que de faibles effectifs, et se trouvaient en outre à forte distance, les habitants de Kronach durent eux-mêmes assurer leur défense.

C’est à cette fin que fut créée l’«Ausschuss» (lit. ‘commission’), une élite de citoyens en état de porter les armes, une sorte de milice ou ‘landwehr’, placé sous commandement en cas de guerre. L’organisation de telles compagnies «Ausschuss» était habituelle au cours des 16è et 17è siècles non seulement dans l’évêché de Bamberg mais aussi en «territoire ennemi».

Les citoyens de la ville de Kronach de même que chaque village aux alentours devaient disposer d’un certain nombre de miliciens, les «Ausschüsser».

Le rôle d’inspection militaire de l’année 1616, alors sous l’autorité du commandant de la forteresse Carl Neustetter, appelé «Stürmer»,  est encore complètement conservé en état aux Archives de la Ville de Kronach.

Une partie des miliciens stationnait alors à l’intérieur de l’enceinte de la ville, appelée «Rechte Stadt», et une autre dans la forteresse Rosenberg.

Dans la ville fortifiée de Kronach, la «Rechte Stadt», les habitants avaient eux-mêmes établi un «Ausschuss» de défense en cantonnement, puisque déjà en 1575 un ordre municipal commandait aux «Viertelmeister» (sous-maires institués dans chaque quartier de la ville) de paraître avec leurs hommes «dans les meilleures armes et armures» lorsque l’alarme était donnée. Par la suite les miliciens apparurent également au cours de rondes de garde et de processions publiques.

C’est en particulier pendant la Guerre de Trente Ans, au cours de laquelle la ville de Kronach qui, malgré plusieurs assauts très violents (entre 1632 et 1634) subis de la part des Confédérés Suédois, demeura invaincue, que le «Ausschuss» des citoyens armés joua un rôle important si ne c’est le rôle décisif  pour la défense victorieuse de la ville et de la forteresse.

Afin de ranimer plus vivement dans les esprits cette glorieuse tradition de la défense de la ville de Kronach par ses propres citoyens, des férus d’histoire ont fondé la «Cronacher Ausschuss Compagnie» - Compagnie des Miliciens de Cronach - en 2001, à Kronach,  et se sont donnés pour mission de réaliser une présentation vivante et riche d’enseignement de la culture historique militaire de cette époque à travers les costumes et aussi un fonds historique de chansons. Tout particulièrement, les Fêtes Historiques de la ville de Kronach constituent un important rendez-vous de la Cronacher Ausschuss Compagnie. Elles permettent en effet de faire revivre ces années si cruciales et décisives de l’histoire de la ville et offrent ainsi un vivant aperçu  du passé aux spectateurs et visiteurs contemporains.


Et parce que Kronach autrefois hébergeait aussi des armuriers réputés, l’exposition des armes à feu historiques et leur mise en scène vivante constituent un aspect important des activités de la Cronacher Ausschuss Compagnie, qui entretemps  se consacre aussi à la reproduction authentique de mousquets et pistolets à mèche.

Ainsi la Cronacher Ausschuss Compagnie d’aujourd’hui  présente des mousquetaires et piquiers, et en armes et en uniforme, un emplacement de pièce de campagne reconstituée avec tout l’équipement et accessoires, mais aussi la vie quotidienne dans le camp militaire et les chansons de lansquenets du 17è siècle.

Sur son étendard avec les couleurs de la ville, le blanc et le rouge, les Ausschüsser portent l’ancien blason de la ville composé de la tour en pierre et de trois roses, que la Ville de Kronach portait jusqu’en 1651, date à laquelle le prince-évêque remit de nouvelles et nobles armoiries en reconnaissance de la bravoure déployée lors de la Guerre de Trente Ans.

L’écriture de l’histoire de Kronach commence lorsqu’on la mentionne la première fois en 1003. Pourtant  le site est beaucoup plus ancien, comme le montrent les ruines d’une forteresse de l’âge de Bronze dans le périmètre de la ville ou encore les murs de fondation d’un donjon du 8è siècle récemment mis à jour par des fouilles. La forteresse Rosenberg a été mentionnée la toute première fois en 1249. Après le Guerre de Trente Ans, elle a été aménagée en une typique construction fortifiée de caractère baroque, qui, aujourd’hui, en tant qu’une des plus grandes installations fortifiées d’Allemagne, conserve toute son importance.

La ville pittoresque nichée dans un paysage magnifique entre les rivières Hasslach, Kronach et Rodach, séduit par son atmosphère de fin de Moyen-Âge, empreinte avant tout créée par le cœur historique de la ville et la forteresse toujours demeurée invaincue.

Le fils le plus célèbre de la ville est Lucas Cranach L’Ancien (1472-1553), l’un des principaux maîtres de la peinture de la Renaissance de l’Allemagne du Sud.  Le «Père des études celtiques» connu dans l’Europe entière, Johann Kaspar Zeuss (1806-1856), est aussi originaire des faubourgs de Kronach.

Kronach compte aujourd’hui environ 18.000 habitants et est le siège de l’Administration régionale de la circonscription du même nom (650 km², 75.000 habitants)La position géographique de Kronach est: 11°19’ en longitude Est / 50°11’ latitude Nord

1.)            |G                |G
        |: Chevaliers de la table ronde
                  |D                 |G
           goûtons voir si le vin est bon? :|
                  |C
        |: goûtons voir - oui oui oui -
                  |G
           goûtons voir - non non non -
                  |D                 |G
           goûtons voir si le vin est bon? :|


2.)     |: S'il est bon, s'il est agréable,
           j'en boirais jusqu'à mon plaisir. :|
        |: J'en boirais - oui oui oui -
           j'en boirais - non non non -
           j'en boirais jusqu'à mon plaisir. :|

3.)     |: J'en boirais cinq à six bouteilles,
           une femme sur mes genoux. :|
        |: Une femme - oui oui oui -
           une femme - non non non -
           une femme sur mes genoux. :|

4.)     |: Pan, pan, pan, qui frappe à la porte?
           Je crois bien que c'est son mari. :|
        |: Je crois bien - oui oui oui -
           je croisbien - no no no -
           Je crois bien que c'est son mari. :|

5.)     |: Si c'est lui, que le diabl' l'emporte
           De venir troubler mon plaisir. :|
        |: De venir - oui oui oui -
           de venir - no no no -
           De venir troubler mon plaisir. :|

6.)     |: Si je meurs, je veux qu'on m'enterre
           dans la cave où y a du bon vin. :|
        |: Dans une cave - oui oui oui -
           dans une cave - non non non -
           dans la cave où y a du bon vin. :|

7.)     |: Les deux pieds contre la muraille
           et la tête sous le robinet. :|
        |: Et la tête - oui oui oui -
           et la tête - non non non -
           et la tête sous le robinet. :|

8.)     |: Sur ma tombe je veux qu'on inscrive:
           "Ici gît le roi du bon vin." :|
        |: Ici gît - oui oui oui -
           ici gît - non non non -
           ici gît le roi du bon vin. :|

9.)     |: La morale de cette histoire
           c'est de boire avant de mourir. :|
        |: C'est de boire - oui oui oui -
           c'est de boire - non non non -
           c'est de boire avant de mourir. :|